Exemplaire Suisse !

En une quinzaine d’années, le franc suisse s’est envolé de +25 % face à l’euro…sans pour autant décimer l’économie helvétique.
Bien au contraire, en fait, puisque sa production industrielle a même progressé de 40 %, tandis que l’Europe chavire.
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Question de point de vue !
L’industrie helvétique a pu compter sur ses trois secteurs essentiels [à forte valeur ajoutée] et surtout peu soumis à la concurrence [à contrario de l’eurozone] à savoir l’industrie horlogère +37%; l’industrie de la chimie +67% et l’industrie pharmaceutique +189%.
Quant à la lutte de la cherté du franc, à quel prix?
https://michelsanti.fr/creation-monetaire/la-suisse-exemple-a-suivre
[Avec mon post]
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https://www.rts.ch/play/tv/temps-present/video/bns-les-milliards-dont-on-ne-voit-plus-la-couleur?urn=urn:rts:video:15367473
L’industrie helvétique a pu compter sur ses trois secteurs essentiels [à forte valeur ajoutée] et surtout peu soumis à la concurrence [à contrario de l’eurozone] à savoir l’industrie horlogère +37%; l’industrie de la chimie +67% et l’industrie pharmaceutique +189%.
Quant à la lutte de la cherté du franc, à quel prix?
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Raymond dit : décembre 18, 2019 à 12:54 pm
(…) à présent que l’entrée en matière est terminée, revenons donc à nos moutons et au Hedge Fund « BNS ». Avec ces plus de 500 milliards de francs d’« avoirs en compte de virement des banques commerciales » dans son bilan – comme principale source de financement de sa politique non conventionnelle – ce poste s’inscrit au passif du Hedge Fund « BNS » et représente donc des dettes vis-à-vis du secteur bancaire commercial (entre-autres envers les «Too big to fail »). Et comme chacun l’aura à présent compris, « le collatéral » est en quelque sorte l’épargne (les fonds) que les banques commerciales, les assurances, y compris la SUVA, les caisses de pension et l’AVS déposent auprès de la « BNS ». Mais une banque centrale peut-elle mettre en gage l’épargne de tout un pays pour financer sa politique monétaire (ou devrais-je plutôt dire sa « guerre des monnaies »)?
Dans l’ouvrage « Le crépuscule de la Banque nationale suisse, la déroute financière annoncée d’une institution en faillite morale », de l’économiste Vincent Held : « on y découvre au fil de ces pages comment la BNS (Banque Centrale Nationale) a massivement mis à contribution le système bancaire suisse – ainsi que diverses institutions de prévoyance ! – pour financer sa très coûteuse politique d’affaiblissement du franc.
S’appuyant sur la confiance traditionnelle du peuple suisse dans sa banque centrale, cette institution mal contrôlée n’aura pas hésité à s’empêtrer dans une alliance contre-nature avec la finance spéculative européenne. Elle aura ainsi elle-même créé les conditions d’un ébranlement économique majeur pour le pays dont elle était censée servir les intérêts. Ces errements inouïs ne sauraient toutefois être exclusivement imputés à la Banque nationale. Car la classe politique suisse, après avoir cautionné le bradage de la moitié de ses stocks d’or au tournant des années 2000, allait bientôt lui offrir la couverture légale nécessaire à la conduite d’une politique non conventionnelle explosive. Cet ouvrage bref et clair a le mérite d’aborder frontalement et sans détours un grand scandale de l’administration helvétique que les médias n’évoquent qu’avec des pincettes. Précis et choquant ».
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