L’aberration européenne

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Mes prises de position macro économiques furent autrefois qualifiées d’hétérodoxes. Elles sont aujourd’hui communément admises et reconnues. Quoiqu’il en soit, elles ont toujours été sincères.
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Des Américains, oui, mais lesquels?
“Les déficits publics génèrent des excédents privés”…certes Michel…et qui en profite sous l’impérialisme américain où le “crony-capitalism” n’est qu’une constante?
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La situation des inégalités est de loin la plus criante aux États-Unis, où les 10 %
des ménages les plus riches possèdent 79 % de la richesse totale. Quant aux 60 % des ménages américains les plus pauvres, ils n’en détiennent que 2,4 %.
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Pour l’anecdote, on retiendra encore deux points:
1. Comme l’a fait savoir – parmi tant d’autres – un éminent scientifique et professeur de macroéconomie monétaire, “les années 1990 coiffent une période cruciale pour comprendre la trajectoire que l’économie globale a suivie jusqu’à présent”.
Dans cette période historique, les processus de libéralisation, dérèglementation et globalisation de l’économie et de la finance devinrent prépondérants dans le monde entier. On imposa ainsi à la population mondiale un régime de croissance économique basée sur la finance de marché, au lieu de la production de biens et services, en tant que source de profits pour les entreprises. Si ces profits étaient investis pour produire et augmenter le niveau d’emploi, il n’y aurait rien de mal – pour autant que l’on respecte les droits environnementaux et qu’il y ait des conditions de travail absolument correctes, entendez des rémunérations et des horaires de travail permettant à tout un chacun de vivre dignement. Si, par contre, comme cela est le cas de manière assez générale, les profits sont placés sur les marchés financiers afin d’y gagner des rendements dépassant le taux de croissance économique, alors le système capitaliste est voué à la crise; une crise de surproduction [économie de l’offre] induite par la financiarisation de l’économie dans son ensemble.
Cette crise [permanente] est aggravée par le fait que la pensée dominante qui en est à l’origine, oblige l’État à l’équilibre des finances publiques indépendamment de la situation conjoncturelle. Cette pensée dominante dicte les choix publics dans la plupart des pays et empêche d’utiliser les dépenses publiques de manière anticyclique, en évitant que l’État s’endette car cela pourrait l’amener à relever la charge fiscale sur les très hauts revenus et les très grosses fortunes, censés contribuer au bien commun soutenant ainsi les personnes les plus démunies au sein de la société (…)”
2. Les “politiques de l’offre” [c’est-à-dire toute cette panoplie de choix publics ne visant plus l’Intérêt général et le bien commun. Entre-autres, celle consistant à réduire drastiquement la voilure fiscale du Capital au détriment du facteur Travail] assorties de la courroie de transmission monétaire auront joué un rôle capital dans le ruissellement des richesses du bas vers le haut [l’antithèse de la “Trickle-Down”] et pas uniquement au fait de la crise de 2008 [“Grande Récession”] mais également celle de 2000, à savoir: qu’après le retournement de la bourse américaine avec la chute de l’indice Nasdaq à plus de 70 % et l’indice S&P500 à plus de 50 % de mars 2000 à octobre 2002 – alimentés [déjà] d’argent à bon marché “grâce” à la courroie de transmission de la politique monétaire laxiste et conduite par Alan Greenspan [laquelle pouvait déjà compter sur des “politiques irrationnelle de l’offre”; une dérégulation des marchés financiers; un allègement fiscal indécent du Capital…] cet économiste des économistes fera chavirer le taux directeur de la Fed ancré à 6.5 % en 2000 jusqu’à 1 % le 25 juin 2003, mais comme tout ce qui descend finit par remonter et qu’un “hawk” se focalise sur la stabilité des prix, le resserrement monétaire verra ainsi le taux directeur de la Fed évoluer successivement de 1 % à 5.25 % le 29 juin 2006. Autant dire que les prêts “N.I.N.J.A” n’auront appréciés le passage, pas plus que feu d’artifice de toutes les dettes structurées par l’ingénierie financière en actifs hypothétiquement liquides.
Boutant le feu aux poudres à “l’exubérance-irrationnelle” de ce qui allait devenir ensuite “la crise du subprime”, Greenspan refila naturellement la patate chaude [du levier monétaire] à son successeur avant de quitter le navire. Le monde connaît tout naturellement la suite dès le 15 septembre 2008 et ses nombreux effets secondaires !
Le système est ainsi fait, les nations européennes intra zone Euro ne peuvent créer de la monnaie, mais toutes leurs banques en ont la possibilité, limitée soit, à hauteur du taux de couverture qui est aujourd’hui de 8%, je pensais qu’il était passé à 11% après la crise de 2008.
https://eur-lex.europa.eu/FR/legal-content/summary/prudential-requirements-for-credit-institutions-and-investment-firms.html