Pendez-les haut et court !

November 6, 2009 0 By Michel Santi

” Vendez-leur assez de corde afin qu’ils se pendent eux-mêmes!” : c’est ainsi que le camarade Lénine prévoyait le sabordage du capitalisme par ses propres adeptes … avec cent ans d’avance! Tant il est vrai que l’intuition de Lénine semble se matérialiser dans le contexte présent si particulier – qualifié par certains de “sortie de crise” – qui annonce un boulversement du niveau de vie du citoyen ordinaire.

Les autorités Américaines ne l’admettront jamais mais elle sont néanmoins résignées à laisser leur Devise dégringoler à une ampleur quasi sans précédent afin d’amoindrir d’une part le poids de leur endettement colossal tout en favorisant un rétablissement fragile parce que artificiel de ce qui reste de leur secteur des exportations. Le Gouvernement Américain travaille donc activement à baisser le niveau de vie de ses citoyens qui seront condamnés à payer plus cher les marchandises importées du fait de la dégradation de la valeur de leur monnaie. L’alternative étant de procéder à une augmentation de leurs salaires qui, combinée aux déficits publics US, ne manquera pas de se terminer en une hyper inflation calamiteuse mais qui contribuerait néanmoins à alléger le fardeau de la dette…

Pour autant, la vraie révolution qui entamera dramatiquement le niveau de vie du citoyen est la fin de la démocratisation du crédit. Ce crédit qui fut le préalable indispensable à l’amélioration de la vie quotidienne de la classe moyenne voire pauvre ne sera plus désormais accordé qu’à la classe la plus aisée à même d’honorer ses engagements de remboursement. La “sortie de crise” sera en effet accompagnée de nouvelles règles o๠les établissements financiers – traumatisés par une crise elle-même résultat de leurs excès – ne prêteront plus qu’aux riches!

Un pays comme les Etats-Unis est ainsi endetté à hauteur de 11’000 milliards de dollars, souffre d’un déficit commercial annuel de 700 milliards de dollars, doit affronter une facture énergétique annuelle de 700 milliards de dollars, doit quotidiennement emprunter 2 milliards de dollars afin de maintenir son économie à flots… Il est vrai que l’orchestre continuait à jouer même quand le Titanic – réputé insubmersible – coulait inexorablement.