Changement de paradigme?

Pour la toute première fois, la Chine exporte davantage vers les pays en développement – que vers les États-Unis, l’Union européenne et le Japon réunis
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Bravo aux acteurs chinois.
Prions pour eux que l’écologie ne vienne pas enrayer cette belle machine.
La logistique de l’exportation des marchandises via des porte-conteneurs géants, même si la marine marchande est la plus grosse pollueuse, sera détrônée par une armada de semi-remorques, portant au plus deux containeurs de 20′ ou 1 de 40′, traversant l’Asie centrale d’Est en Ouest, depuis la Chine orientale jusqu’au coeur de l’Europe puis d’Ouest en Est à vide, ou quasiment, à moins que les chinois ne brûlent leurs camions après livraison ou, grande idée, qu’ils les vendent sur place.
Quel rapport avec l’émergence du système d’échange de valeurs BRICS? Ce serait intéressant de connaître votre analyse. Merci
aucun rapport avec cette pseudo monnaie partiellement indexée à l’or qui ne verra jamais le jour.
Attention cependant car les faiblesses chinoises ne dérangent pas nécessairement les BRICS, et l’Inde en particulier, qui voyaient d’un mauvais oeil sa prédominance.
“pseudo monnaie partiellement indexée à l’or qui ne verra jamais le jour”
Il peut néanmoins être envisagé dans un premier temps, non pas nécessairement une monnaie commune aux BRICS qui serait adossée à l’or (les monnaies communes n’apparaissent pas nécessairement a posteriori comme une solution d’une efficience certaine), mais un processus qui combinerait d’une part, une dédollarisation (les BRICS ayant certaines ressources naturelles nécessaires aux non-BRICS, les rapports de force pourront peut-être évoluer et peser sur ces réflexions relatives aux devises) et d’autre part, une utilisation croissante de monnaies nationales au premier rang desquelles celles des BRICS.
Dans un second temps, ces monnaies nationales pourraient peut-être (je n’ai à titre personnel pas de certitude quant à ce qui pourrait certainement arriver ou ne pas arriver dans le futur) faire l’objet d’une réflexion quant aux actifs détenus par la banque centrale et le rôle que pourrait avoir alors l’or, sous sa forme réelle physique, détenue sur le territoire national, territoire sur lequel l’Etat exerce sa souveraineté et qui ne s’exposerait à une spoliation unilatéralement décidée par le pays tiers détenteur, ce qui ne peut pas être écarté de façon certaine (les certitudes peuvent être source de désillusion, particulièrement s’agissant de relations entre pays).