Japon: extraordinaire cas d’école macroéconomique !
La création monétaire de la Banque du Japon excède désormais l’ensemble du P.I.B. du pays.
Ou comment la banque centrale d’une des nations les plus importantes du monde économiquement lutte afin de ressusciter une économie moribonde depuis 20 ans.


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Mes prises de position macro économiques furent autrefois qualifiées d’hétérodoxes. Elles sont aujourd’hui communément admises et reconnues. Quoiqu’il en soit, elles ont toujours été sincères.
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Bonjour cher Michel,
Si j’en conviens qu’en 2018 « les trois flèches des Abenomics » ont en bonne partie atteint leurs cibles, mais ayant eu aussi pour conséquence de porter le ratio dette/PIB de l’Empire du Soleil levant à 250% contre 100% pour l’Europe et les Etats-Unis, vous en conviendrez, cher Michel, que la dette souveraine nippone a une spécificité de taille puisque les « Japanese Government Bonds » restent détenus – en grande partie – par des agents économiques domestiques. Selon le constat du ministre des finances, il y a deux ans, 36,7 % des «Japanese Government Bonds » l’étaient par la Bank of Japan (BOJ), 24,7 % par les institutions financières du pays et 21,8 % par les assureurs locaux. Seuls 6,7 % des «Japanese Government Bonds » étaient aux mains d’étrangers et donc exposés à une spéculation en règle des marchés financiers ; une situation particulièrement atypique eu égard aux autres marchés de la dette souveraine.