Michel Santi

La France peut-elle s’inspirer du modèle suisse ?

 

La France est aujourd’hui «l’homme malade de l’Europe». La Suisse, elle, est ignorée — réduite aux clichés : petit pays, pas d’euro, banques, or nazi…

Pourtant, entre 1990 et 2000, les deux pays ont suivi des trajectoires budgétaires presque identiques : dette publique élevée, dépenses croissantes, pression sur les finances publiques.

En 2001, la Suisse inscrit dans sa Constitution un frein à l’endettement — et l’applique réellement.

Résultat : dette fédérale ramenée de 24,7% à 12,7% du PIB ; celle des cantons de 12,8% à 6,2%.

Même point de départ, disciplines opposées, destins divergents.

Pourquoi ce mépris de la part des sachants-tout français de se pencher sur le modèle helvétique?

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