
L’essor de l’IA consomme plus d’énergie que le réseau électrique ne peut en fournir.
D’ici 2028, les centres de données américains utiliseront jusqu’à 12 % de l’électricité du pays — soit l’équivalent de l’alimentation de 24 millions de foyers.
L’énergie nucléaire est la seule piste réaliste, mais la construction d’une centrale s’étale sur toute une décennie. Comme chaque réacteur produit environ 8 000 GWh/an, il en faudrait environ 70 nouveaux rien que pour suffire aux besoins de l’IA. Les États-Unis en ont construit 2 en 30 ans, n’en ont aucune de prévue, quand la Chine en a déjà 29 en cours de construction.
Pendant ce temps, les entreprises signent des contrats d’IA pour plusieurs milliards de dollars, exigeant autant d’énergie que des grandes villes. Le réseau n’a pas été conçu pour ce genre de course effrénée: chaque modèle d’IA, chaque image, chaque réponse consomme de l’électricité.
Plus nos machines deviennent intelligentes, plus elles ont faim.
Chaque requête, chaque mise à niveau, chaque session d’entraînement consomme davantage que la précédente. Les usines nouvelles de 2025 sont les centres de donnée : massifs, en action permanente. Le constat est simple : nous avons bâti une demande numérique infinie sur un réseau physique pas conçu pour la supporter. Nous allons devoir nous habituer aux coupures de courant, aux baisses de tension et bien-sûr au chaos tarifaire.
Ou quand notre ambition numérique entre en collision avec nos limites physiques.
Nous avons appris aux machines à penser, mais avons oublié comment garder la lumière allumée. L’IA pourrait certes remodeler le monde, à condition cependant de pouvoir garder les lumières allumées.
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