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Le testament d'un économiste désabusé

L’économie est une discipline «post mortem» qui ne fait que constater les faits après qu’ils soient survenus. Comment peut-elle encore prétendre conditionner les politiques? Ou l’économie n’est-elle qu’une blanchisseuse ou une recycleuse de théories et d’axiomes, auquel cas les économistes ne seraient que des caméléons…

EXTRAIT

Comprendre cette terminologie économique qui conditionne nos vies

Pour l’économie et pour la finance, il y aura –comme pour la philosophie, les sciences sociales et la littérature– un avant et un après coronavirus. Seule notre mobilisation peut transformer la fatidique année 2020 en un grand tournant caractérisé par des considérations financières n’ayant plus de prise sur notre manière de gérer la crise.

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La voiture électrique, symbole du déplacement du pouvoir mondial ?
La voiture électrique, symbole du déplacement du pouvoir mondial ?janvier 16, 2023    Les ventes de voitures électriques explosent à la hausse et ce à l’échelle mondiale. L’année passée vit en effet en progression de 60% par rapport à 2021 avec près de 11 millions de véhicules mis en circulation. C’est simple : les voitures électriques constituent désormais 13.2% de l’ensemble des ventes mondiales, ayant ainsi triplé en 2 ans depuis 2020. C’est l’Allemagne, la Grande Bretagne, la France et la Chine qui en sont les plus importants usagers.      Evidemment, ce phénomène aura des répercussions universelles et aura effets cruciaux tant sur l’environnement bien-sûr, que sur les plans économique et géopolitique. Sur la seule année 2022, ces véhicules électriques et hybrides auront permis de réduire la consommation pétrolière de l’ordre de 4% globalement. Il faut reconnaître que la voiture électrique d’aujourd’hui devient nettement plus efficiente puisque son rayon d’action moyen est de 425 KM, sachant que cette progression se poursuivra encore cette année qui leur promet une autonomie de 580 KM.    L’autre événement fondamental renforçant considérablement l’attractivité de la voiture électrique fut l’effondrement de plus de 85% (depuis 2010) du coût de la batterie car celle-ci constitue quand même le tiers du prix global de ce type de véhicules. L’augmentation hyperbolique de la demande permit en toute logique d’augmenter de 40% en 2022 la production de batteries qui devrait même être multipliée par 5 à l’horizon 2025. Ne vous y trompez pas car cette progression pharamineuse de batteries rendue, induite par une demande en augmentation constante de voitures électriques, représente un des défis industriels les plus notoires de notre Histoire contemporaine.    Les chaînes d’approvisionnement, la concurrence internationale entre poids lourds industriels, l’équilibre des affaires, les relations politiques inter étatiques, bref un partage nouveau du pouvoir, en découleront car – à l’heure actuelle – 5 batteries sur 10 produites au niveau mondial sont “Made in China”.      Grâce à des géants comme CATL et BYD et à un marché national où désormais 1 véhicule vendu sur 4 est électrique avec 6 millions de ventes en 2022 – soit le double de 2021 -, le marché chinois est 2 fois plus important que l’Europe et 5 fois plus que les Etats-Unis.        Cette vigueur de son marché intérieur et son avance considérable en termes de fabrication de batteries a ainsi autorisé la Chine à exporter à l’étranger 165% de véhicules en plus en novembre 2022 par rapport à novembre 2021. Les fabricants chinois sont donc des concurrents de taille au niveau global et une entreprise comme BYD génère une vraie révolution en se positionnant directement contre Tesla à qui elle donne du fil à retordre.      L’Europe elle-même, qui dispose de pionniers et de fleurons automobiles, achète actuellement environ 19% de ses voitures électriques en provenance de Chine et ce n’est qu’un début, car les grands fabricants chinois misent sur une escalade prochaine de l’ordre de 50% de leurs exportations. Par exemple, BYD a récemment annoncé le lancement de trois modèles à destination exclusive de l’Europe.    Cette révolution des voitures électriques annonce une redistribution des cartes, et très probablement de nouveaux conquérants. WordPress:J’aime chargement… [...] Lire la suite…
La crise financière n’aura pas lieu
La crise financière n’aura pas lieujanvier 5, 2023    Ce phénomène se produit assez rarement, toujours en cas de crises de liquidité, c’est-à-dire en période de grands stress financiers comme en 2008 ou au début de la crise de la Covid. Il se traduit par un appétit glouton envers le dollar américain recherché par la planète entière cat il vient cruellement à manquer. C’est bien-sûr les plus fragiles qui trinquent d’abord, à l’image de ce qui se déroule en ce tout début d’année en Egypte où quasiment plus un seul dollar ne circule plus. Il faut dire que 2’200 milliards de ces dollars ont été retirés des marchés, et donc des trésors des Etats, des comptes des entreprises et des privés ces 20 derniers mois par la Réserve Fédérale US ayant fait de la lutte contre l’inflation sa priorité absolue. Comme elle est seule à pouvoir émettre ce billet vert si convoité, le monde entier tente de lui en emprunter.   En réalité, c’est une banque centrale américaine à deux vitesses – quelque peu schizophrène – que les experts voient naître sous leurs yeux à la faveur des crises répétitives. Cette dichotomie inavouable ne put se manifester au grand jour qu’à la faveur de la remontée très énergétique de ses taux d’intérêt ces mois derniers. En effet, tandis qu’elle raidit sa politique monétaire dans le seul et unique objectif de casser la croissance en ralentissant la consommation afin de mater l’inflation. Au même moment et en parallèle, elle poursuivit sa mission de grande pourvoyeuse de liquidités afin de contenir la volatilité sur les sacrosaints marchés financiers. Souvenons-nous des trillions déversés dans le système lors de la panique due à la crise du crédit de 2008 ou de la Covid en mars 2020 : ils eurent pour conséquence immédiate de faire baisser de plus d’un cran les déroutes en gestation et d’atténuer considérablement les hystéries.   Il y a donc une contradiction incontestable entre une politique monétaire qui, d’une part, se durcit dans une lutte à mort contre l’inflation, et d’autre part, une générosité sans limite qui cherche à amortir les chocs aux entreprises et aux banques. Eh oui, la Fed est pertinemment consciente de l’extrême complexité que sont devenus aujourd’hui les produits financiers dont certains sont affublés de l’appellation rêveuse d’«exotiques», susceptibles par une nuit sans lune de contaminer dans un premier temps l’ensemble des rouages avant de les faire imploser, en l’absence de ses vitales liquidités. Elle n’a donc plus le choix que par cette fuite en avant qui permet (pour le moment) au quadrillion de dérivés de continuer à s’échanger. De banque centrale traditionnelle ayant pour mission de lutter contre l’inflation – ce qu’elle fait en remontant énergiquement ses taux qui ont pour conséquence de ralentir l’économie réelle -, la Réserve Fédérale américaine joue désormais également le rôle crucial de pompier envers l’économie virtuelle : celle de grande pacificatrice, en neutralisant toute velléité de volatilité dont ont une sainte horreur les marchés.   Cette deuxième attribution de celle qui reste la plus puissante des banques centrales par la grâce de l’impérium de sa monnaie arbitre universel prend à présent nettement le pas sur la première (lutte contre les pressions inflationnistes). Si bien que les jeunes générations d’analystes – n’ayant pas vécu les flambées inflationnistes des années 70 et 80 – sont aujourd’hui persuadés que ces injections massives de liquidités dans le système visant à le refinancer éternellement constituent la mission normale et conventionnelle d’une banque centrale. La liquidité à tout prix est donc devenue aujourd’hui la drogue dure du marché, des entreprises et même des ménages qui furent tous aux premières loges pour en bénéficier lors de la crise de la Covid.   De la Fed en passant par la Banque du Japon et jusqu’à la BCE, l’imbrication de nos banques centrales dans le système financier est désormais intense, consanguine. WordPress:J’aime chargement… [...] Lire la suite…